Lorsque nous chroniquions les campagnes vandales
Et la Guerre Gothique enflammant l’Italie
–Ont-elles jamais pris fin, Basileus?–,
Qu’étions-nous, sinon des épigones,
Pâles reflets de nos aïeux:
Ceux de l’Ionie,
Ceux du Péloponnèse,
Morts, noyés dans le flot vert,
Galères éventrées;
Sombrant, clamant encore
Athènes, l’Empire, –cette illusion–,
L’Empire de la mer…
Basileus, le jour décline,
Leurs paroles n’ont guère de sens.
Nous ramassons, épars,
Des lambeaux de soleils;
Ils les ont réfléchis
Dans nos palais
Nos languides miroirs,
Mais notre grec inusité
N’est plus que pose barbare.
Morts. Et l’Empire est mort,
Lui aussi, plusieurs fois.
Et nos livres, mes amis,
Et notre affectation,
Ce classique idéal ployant nos têtes chenues
Qu’obscurcissent déjà les dialectes métis
Ne sont rien, plus rien
Que fleurs pariétales,
Ornant une fois encore
La longue agonie des Hellènes.
